Le besoin d 'amour, inhérent à la nature humaine, fait partie de la sociabilité corporelle des mammifères et pousse aux manifestations de la tendresse, déjà connue des animaux : léchages, frictions et pressions cutanées réciproques, blottissement, accollement, échange de chaleur, etc.

Les mammifères apparemment les moins affectueux montrent, eux aussi, leur investissement  comportemental  par l'expression corporelle de la tendresse au moment du rut saisonnier.

La véritable saison des amours humaines ne débute qu’avec la puberté, lorsque l'adolescent rejoint, tardivement , les déterminismes comportementaux guidant sans hiatus la croissance sexuelle des autres mammifères.

Il lui faut passer d 'une longue période d 'amour parental octroyé à des amours désirées et méritées ; d 'une affection prodiguée à l'ensemble des enfants à un lien amoureux inter-individuel. La transition ne se fait pas sans à-coups, ni surtout, sans excès.

 

QUELS SONT LES FONDEMENTS BIOLOGIQUES DE LA LIAISON ÉROTIQUE

L'accomplissement éthologique couronnant le comportement sexuel humain comprend :

- l'assouvissement   de   l'appétit   orgasmique

-  l'obéissance à l'instinct d'accouplement

- l'apaisement de l'élan affectif.

 

 

Ces  trois  données  biologiques trouvent  leur  solution  dans  la liaison érotique.

L' orgasme réciproque différencie  ce lien  humain et original  du  lien  sexuel  des animaux ; et  même  des  unions  sexuelles humaines  fondées sur le seul souci conscient de procréation pas plus que chez les animaux.

Les pulsions sexuelles des humains ne comportent l’image d’une finalité procréatrice dans leurs déterminismes.

La liaison sexuelle est un lien de moyenne (mois) , ou de longue durée (années) qui exige une certaine stabilité du partenaire.

 

Il y a un marquage aux trois niveaux comportementaux de la de la liaison érotique

L’obéissance à l’instinct d’accouplement : le plus impérieux des déterminismes sexuels il s’exprime par des attouchements, de larges contacts cutanés, l’onction salivaire des baisers, et l’imprégnation sexuelle réciproque : (mouillure vaginale, sperme )

Chacun marque le corps de l’autre de son animalité charnelle. Le corps est approprié, reconnu, balisé, sécurisant

et aussi complice, accueillant, disponible. Il y a une complaisance réciproque qui s’accroit avec le renouvellement des étreintes, cela institue un conditionnement solide. 

Après la phase de mutisme, de réserve corporelle, qui précède l'adolescence, les humains doivent donc reprendre le dialogue verbal et corporel là où il s'était interrompu à la fin de la première enfance . Il est certain que la connaissance. culturelle de la physiologie érotique peut aussi faire gagner du temps lors des premières armes coïtales au moins.

à suivre....